L’attentat

Je n’aurais pas du jouer
au terroriste avec toi
laisser traîner la bouteille
de gaz sous ton siège
je me doutais bien
qu’il y aurait des étincelles
mais j’ai ouvert en grand et
j’ai laissé filé

nos lignes de vie
se sont heurtées
sur la tangente
moi je sortais
toi tu montais
jolie petite poupée
de tôle ondulée

je suis resté là
comme un con sur le quai
osant à peine te regarder
toi tu me souriais
le nez collé
sur le pare-brise
pathétique patate

j’ai failli t’aimer
mais les murs
m’ont retenu

tu ne connaîtras jamais le nom
de la prochaine station

je ne connaîtrai jamais le tien.